Politizr, à l’origine, c’est quoi ?


A ses débuts, Politizr était pensé pour l’espace politique : l’idéal des deux fondateurs était celui de créer un outil pour améliorer la démocratie représentative comme on la connaît.

Concrètement, Politizr est une plateforme web et mobile permettant aux élus de toute la France de débattre publiquement des sujets proposés par leurs citoyens.
Tout en favorisant l’horizontalité et la participation active des citoyens, Politizr propose aux élus un espace inédit de co-élaboration des idées et d’explication des décisions.

Les deux anciens parisiens installés entre Toulouse et les Pyrénées travaillent ensemble depuis une dizaine d’années sur des projets web et ont décidé de fonder cette plateforme en 2015. La plateforme a été pensée pour répondre à la problématique de la défiance envers les élus politiques et envers la politique en général. Le constat d’un déficit de la démocratie représentative paraissait évident pour les deux fondateurs ainsi que pour leur consultant Maxime Forest, docteur en sciences politiques. Pour autant, il ne s’agissait pas de remettre en question le système politique et plaider pour une démocratie directe : leur idée était bien d’améliorer le fonctionnement de la démocratie représentative en imaginant un outil adapté et pertinent pour rendre plus effectifs les mécanismes de celle-ci.

 

Comment on passe de la démocratie à l’entreprise ?

Si l’on considère la démocratie, on peut voir ce système politique comme une invitation faite aux différents citoyens de s’impliquer davantage dans la vie politique. Contrairement à l’entreprise, le citoyen a une certaine marge de manœuvre pour gérer la gouvernance de son pays : en votant, il contribue à la sélection de celui qui le représentera.
Dans une entreprise, la participation de l’employé à la gouvernance et à la conception de son travail même est moindre, tout du moins dans le système entrepreneurial le plus répandu, hiérarchique. Il y a une certaine verticalité dans les décisions, qui sont prises par des cadres qui ne sont pas élus, et souvent subies par les employés, sans nécessairement saisir leur finalité. Certaines sociétés parviennent à complètement renverser ce modèle en statuant sous le nom de SCOOP : dans ces structures, c’est la gouvernance démocratique qui est mise en place et la pérennisation des emplois, sans remettre en question l’impératif de profitabilité. Il faut noter que selon l’INSEE, ce sont des entreprises plus stables : “Le taux de pérennité à 5 ans des Sociétés coopératives et participatives est égal à 65 % contre 50 % pour l’ensemble des entreprises françaises (source Insee, 2015).” L’implication des employés dans le projet est dès lors une voie d’explication pertinente pour expliquer cette stabilité. Il existe donc un modèle de gouvernance en entreprise calqué sur la démocratie : la SCOOP ; et selon les chiffres, ce mode de gouvernance obtient de plutôt bons résultats
Cependant, pour une société qui ne fonctionne pas sur le principe d’une gouvernance partagée, il paraît vain de vouloir tout changer abruptement. Pour plusieurs raisons, le modèle de gouvernance n’a pas à être remis en cause : il s’agit d’un choix stratégique comme un autre. Néanmoins, est-il possible “d’injecter” de la démocratie pour impliquer l’employé, pour redonner du sens à son travail, pour l’investir dans la mission de l’entreprise… ? C’est le pari que se donne le Synerthon et auquel a répondu Politizr.

 

Et donc ….

Comme évoqué précédemment, l’idée de Politizr n’est pas de révolutionner le système politique, tout comme son ambition n’est pas de renverser les modes de gouvernance dans les entreprises et créer d’un claquement de doigts l’entreprise libérée, idéale … Néanmoins, la plateforme se révèle particulièrement efficace pour créer des dynamiques d’échanges constructifs.

  Open Innovation , Politizr